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Gatija

il y a 3 mois
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Pratiques douteuses qui interrogent, dans le cadre ...

Pratiques douteuses qui interrogent, dans le cadre d’un concours d’entrée dans un établissement public d’Etat,
-Concours d’entrée en 1ER cycle supérieur, en violoncelle, au CNSMDP 2025, alors que le programme d’admission est déjà publié, dans les heures qui suivent, celui-ci est modifié sur simple appel téléphonique de mon enseignante de l'époque ,d’un grand conservatoire parisien (laquelle présentait plusieurs élèves), qui dispose de relations privilégiées, au sein du CNSMDP. L’enseignante exprime ouvertement auprès de ses élèves avoir contacté un certain membre enseignant du CNSMDP qu’elle a nommé explicitement, dans le but de faire changer le programme d’admission lequel a été modifié dans la foulée, au profit d’une pièce particulièrement appréciée de cette enseignante (mon enfant qui faisait partie de sa classe en a été témoin).
-Concours d’entrée en 1ER cycle supérieur, en violoncelle, au CNSMDP 2026. Le président du jury lisant ses notes, expose ce qui a été dit de moi. Les premiers mots du président du jury sont les suivants : un membre du jury estime sur un ton de reproche, que j'ai une attitude peu commune, que je regarde beaucoup le jury, et verbalise que selon lui, j'ai consommé des bétabloquants.
L’affirmation selon laquelle mon attitude est peu commune, apparaît quelque peu obscure. Est commun ce qui est ordinaire, banal ou ce que l’on partage. Que m'est-il reproché exactement ? Je suis entrée dans la salle, ai dit bonjour, donné au jury les exemplaires de partitions demandés, et présenté les oeuvres que je s’apprêtais à jouer. J' ai ensuite déposé ma paire de lunettes auprès de moi, afin d’éviter les gestes parasitaires lors de ma prestation, geste que j' ai accompli devant le jury, lequel savait donc pertinemment que je ne pouvais le voir clairement. Y a –t-il là quoique ce soit d’extraordinaire ? Le jury aurait-il été dérangé par le trop plein d’intelligence exprimé dans un regard scrutateur et profond, peu commun , en effet, eu égard à la bêtise ordinaire communément partagée, et qui aurait renvoyé le jury à sa propre déréliction ?
Outre que les propos tenus sont subjectifs, dévalorisants, non fondés, relèvent du préjugé et sont portés sur une personne et non sur sa prestation musicale, l’affirmation selon laquelle la candidate a consommé des bétabloquants est tout simplement diffamatoire, outrageante pour la personne visée et est une atteinte à son intégrité morale et sa réputation auprès des autres membres du jury. De tels propos n’ont pas leur place dans la bouche d’un jury qui se veut professionnel, impartial et objectif et qui est censé évaluer une prestation musicale sur des critères bien précis et non une personne.
-De manière générale, les pratiques régulièrement observées, sont révélatrices d’un système douteux, que l’on pourrait être tenté de qualifier d’oligarchique, et dont le fonctionnement est irréductiblement incompatible, avec les valeurs de l’Etat et de la république s’agissant du concours d’entrée dans un établissement public d’Etat et non d’un établissement privé.
Il est surprenant que dans un concours d’une telle envergure, pour rejoindre un établissement public d’Etat, l’anonymat total des candidats ne soit pas requis. Tout au contraire, le jury connaît parfaitement le nom du candidat. Cela pose problème quand on sait qu’un certain nombre de candidats sont issue de famille de musiciens et que dans ce milieu, tout le monde se connaît.
Il est déplacé que soit demandé au candidat, au moment de son inscription, le nom de son professeur et dans quel conservatoire il étudie. Cela interpelle et conduit inévitablement à s’interroger quant à l’influence de ces informations, sur les critères de sélection.
De la même manière il arrive fréquemment, que des enseignants préparant leurs élèves au concours d’entrée au CNSMDP les invitent à se faire connaître dans le milieu, en s’inscrivant à des stages hors de prix, voire leur reprochent de ne pas être en capacité financière de s’y inscrire. Outre que cela interroge sur un système interne de fonctionnement, cela est constitutif d’une discrimination sociale. Il est évident que le jeune dont la famille qui ne dispose que de 2500 euros pour vivre, et qui met déjà tous les moyens matériels dont elle dispose pour financer ses études parisiennes, ne peut en aucun cas financer des stages dont le coût moyen s’élève à 1300 euros pour quelques jours (cours, hébergement, transport).
Il n’est pas non plus inhabituel à l‘occasion de divers examens, d’entendre des membres de jurys, qui après s’être répandus en louanges sur la qualité de jeu du candidat, se répandent très longuement et de manière ostentatoire, en reproches, non pas sur la qualité de la prestation dont ils ont fait les louanges, mais sur la qualité de l’instrument sur lequel il joue. Autrement dit, là encore, on reproche au jeune de ne pas appartenir au milieu social requis.
Il serait inimaginable dans le cadre de concours aussi prestigieux que l’école polytechniques ou les ENS…, de demander aux candidats, leur nom, la CPGE d’où ils viennent (Louis Le Grand, Henry IV?), le nom de leurs professeurs (avec qui le jury aurait plus ou moins d’affinité, qui auraient le bras plus ou moins long ?) ni de reprocher à un candidat de composer avec un stylo bic plutôt qu’un stylo Montblanc. En effet, cela reviendrait à introduire des critères d’évaluation discriminatoires et subjectifs qui n’ont rien à voir avec le mérite réel du candidat, qui seraient contraire aux principes républicains, et ces grandes institutions perdraient grandement en crédibilité.
La garantie d’anonymat est la seule garantie d’impartialité du jury et d’une égalité de traitement des candidats. Pour que l’anonymat soit total il faudrait que non seulement les candidats ne soient identifiés que par un numéro, mais que le jour de l’épreuve le numéro lui-même soit masqué aux yeux du jury par un numéro d’ordre de passage. Il serait également indispensable que le jury écoute la prestation, à l’aveugle. Le jury évaluerait alors réellement un potentiel détecté sans qu’aucun biais de pensée ne viennent interférer dans leur évaluation.
De la même manière, pour certaines disciplines instrumentales (piano, harpe, percussions…) tous les candidats effectuent leur prestation sur le même instrument. Avec un peu d’organisation, il serait tout à fait envisageable d’appliquer le même procédé à toutes les disciplines instrumentales. Il s’agit avant toute chose d’une question de valeur. Il s’agit d’avoir la volonté de garantir l’égalité des candidats. Or, en l’état des conditions de passations actuelles, on pourrait raisonnablement penser que ni l’impartialité du jury ni l’égalité des candidats ne sont garanties. Un tel système de fonctionnement pourrait être comparé à une forme de fonctionnement oligarchique plus que douteux, et inacceptable s’agissant d’un concours de recrutement dans un établissement public d’Etat.
Bref un système fondé sur un réseau de relations et l'argent.

Date d'expérience le 25/03/2026

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