SEO vs GEO : comprendre la nouvelle visibilité à l’ère de l’IA générative
Le SEO optimise votre présence dans les moteurs de recherche classiques (Google, Bing). Le GEO, ou Generative Engine Optimization, vise à faire citer votre marque ou votre contenu dans les réponses générées par les IA (ChatGPT, Gemini, Perplexity, Claude). Les deux sont complémentaires, mais obéissent à des logiques radicalement différentes. Cet article vous explique comment fonctionnent ces deux disciplines, pourquoi les combiner est indispensable aujourd’hui, et quelles sont les actions concrètes à mettre en place.
1. La transformation silencieuse de la recherche en ligne {#transformation}
Il se passe quelque chose de fondamental dans la façon dont les internautes cherchent de l’information. Ce n’est pas une révolution soudaine — c’est une glissement progressif, mais dont les effets s’accélèrent nettement depuis 2023.
Le trafic de recherche sur les plateformes d’IA a augmenté de 700 % en deux ans. La longueur moyenne d’une requête conversationnelle est aujourd’hui de 20 à 30 mots, contre 3 à 5 mots pour une recherche Google classique. 37 % des recherches passent désormais par des plateformes sociales ou conversationnelles. Et 31 % des utilisateurs croisent les réponses générées par l’IA avec d’autres sources — preuve que ces réponses sont entrées dans les habitudes, mais que la confiance n’est pas encore totalement acquise.
Ce que ça signifie concrètement : les gens ne cherchent plus un lien, ils cherchent une réponse. Et cette réponse, de plus en plus souvent, leur est fournie directement par un modèle de langage — sans qu’ils aient besoin de cliquer sur un seul résultat.
Pour les marques, les éditeurs, les e-commerçants, les prestataires de services : la question n’est plus seulement « est-ce que je suis bien positionné sur Google ? » mais « est-ce que les IA me mentionnent, me citent, me recommandent ? »
2. SEO : les fondamentaux qui restent valides {#seo}
Le Search Engine Optimization existe depuis les origines du web commercial. Pendant plus de 20 ans, il a constitué le pilier central de toute stratégie de visibilité numérique, et il reste indispensable aujourd’hui — mais son rôle évolue.
Ce que le SEO cherche à accomplir
L’objectif du SEO est de faire apparaître une page web en haut des résultats de recherche organiques sur des moteurs comme Google ou Bing. La performance se mesure essentiellement par trois indicateurs : la position dans les SERP (Search Engine Results Pages), le volume de trafic organique généré, et le taux de clic (CTR).
Les leviers du SEO classique
Le SEO repose sur trois grandes familles d’actions.
Le SEO technique concerne l’architecture du site : vitesse de chargement, accessibilité mobile, balises HTML correctement renseignées, sitemap XML, absence d’erreurs d’exploration. Un site techniquement sain est la condition sine qua non d’une bonne indexation.
Le SEO on-page porte sur le contenu lui-même : ciblage des mots-clés, structure des pages (H1, H2, H3), densité sémantique, pertinence des méta-titres et méta-descriptions, maillage interne cohérent.
Le SEO off-page concerne l’autorité externe : nombre et qualité des backlinks pointant vers le site, mentions de marque, signaux de confiance accumulés dans le temps.
Ce qui change (mais ne disparaît pas)
Le SEO traditionnel reste fondamental pour une raison simple : sans SEO, votre contenu n’est pas crawlable. Ni par Google, ni par les intelligences artificielles qui explorent le web pour alimenter leurs réponses. Un site mal structuré, non indexé ou bloqué par des erreurs techniques est invisible pour tout le monde — humains et IA.
Ce qui change, en revanche, c’est que le SEO seul ne suffit plus à garantir une visibilité complète. Une page peut être positionnée en première place sur Google et pourtant ne jamais être citée dans une réponse de ChatGPT. Les deux systèmes ont des critères partiellement différents.
3. AEO : l’étape intermédiaire souvent oubliée {#aeo}
Entre le SEO classique et le GEO, il existe une discipline intermédiaire que beaucoup de praticiens oublient de nommer : l’AEO, ou Answer Engine Optimization.
L’AEO consiste à optimiser un contenu pour qu’il soit sélectionné comme réponse directe dans les interfaces de recherche. On parle ici des featured snippets (les encadrés qui apparaissent en haut des résultats Google avant même le premier lien), des Google AI Overviews (l’encart de synthèse généré automatiquement par Google), ou encore des boîtes « zéro clic » qui affichent une définition ou une réponse factuelle sans rediriger vers un site.
La différence avec le SEO classique est subtile mais importante : en AEO, on n’optimise pas pour le clic, on optimise pour la réponse. L’objectif est d’être affiché, même si l’utilisateur n’ira jamais sur votre site. C’est une logique de visibilité de marque avant d’être une logique de trafic.
L’AEO constitue une excellente préparation au GEO, car les deux disciplines partagent des exigences similaires : réponses directes, structure claire, contenu factuel et facile à extraire.
4. GEO : ce que signifie vraiment « être visible » en 2025 {#geo}
Le Generative Engine Optimization (GEO) est la discipline qui consiste à optimiser un contenu pour qu’il soit cité, utilisé ou recommandé dans les réponses générées par des moteurs d’IA comme ChatGPT, Gemini, Perplexity, Claude ou les AI Overviews de Google.
La logique fondamentalement différente des moteurs génératifs
Un moteur de recherche classique produit une liste de liens. L’utilisateur choisit ensuite lequel cliquer, compare les résultats, navigue entre les pages. Dans ce modèle, la visibilité se traduit par une position et un clic.
Un moteur génératif fonctionne différemment. Il reçoit une question — souvent longue, naturelle, conversationnelle — et produit une réponse synthétique unique, construite à partir de multiples sources. L’utilisateur ne voit pas de liste de liens : il reçoit une réponse rédigée. Dans ce modèle, la visibilité se traduit par une mention ou une citation.
C’est un changement de paradigme majeur. La question n’est plus « suis-je bien classé ? » mais « est-ce que les IA me considèrent comme une source fiable sur mon sujet ? »
Les caractéristiques spécifiques du GEO
En GEO, les requêtes sont longues et conversationnelles. Un utilisateur ne tape plus « meilleur logiciel avis clients » mais « quel est le meilleur outil pour collecter et afficher des avis clients certifiés sur un site e-commerce en France ? » Cette différence de formulation change fondamentalement ce que le contenu doit couvrir et comment il doit être structuré.
Les IA agrègent des informations provenant de multiples sources. Elles ne choisissent pas « la meilleure page » comme le fait Google : elles synthétisent plusieurs sources pour construire une réponse cohérente. Votre contenu peut être utilisé comme brique d’information sans que votre site soit nécessairement cité comme source principale.
La mesure de performance est différente : on ne parle plus de positions ou de taux de clic, mais de taux de citation, de mentions de marque et de part de voix dans les réponses IA.
Un paradoxe à comprendre
Le GEO introduit un paradoxe intéressant : un contenu peut être très performant en GEO sans générer de trafic direct. Si une IA cite votre marque comme référence dans sa réponse, vous gagnez en notoriété et en autorité perçue — même si l’utilisateur ne clique jamais sur votre site.
Inversement, un site qui génère beaucoup de trafic SEO peut être totalement absent des réponses IA si son contenu n’est pas structuré de façon à être extrait et synthétisé par un modèle de langage.
5. SEO et GEO : similitudes, différences, complémentarité {#comparaison}
Ce que les deux disciplines ont en commun
Malgré leurs différences, SEO et GEO partagent trois fondations communes.
L’autorité : dans les deux cas, être perçu comme une source fiable est déterminant. Google et les IA recherchent des signaux de confiance : expertise démontrée, cohérence du contenu dans le temps, mentions positives par d’autres sources.
La qualité du contenu : la profondeur, la précision et la clarté sont valorisées dans les deux systèmes. Un contenu superficiel ou factullement inexact sera pénalisé — par les algorithmes de Google comme par les modèles génératifs qui cherchent à produire des réponses fiables.
La structure : une architecture éditoriale claire (titres hiérarchisés, paragraphes logiques, sections bien délimitées) aide aussi bien à être indexé par un moteur de recherche qu’à être compris et utilisé par une IA.
Le tableau comparatif complet
| Aspect | SEO | GEO |
|---|---|---|
| Objectif final | Positions et clics | Citations et mentions IA |
| Mesure de succès | Trafic organique, CTR | Part de voix, mentions de marque |
| Cible | Moteurs de recherche (Google, Bing) | Moteurs génératifs (ChatGPT, Gemini…) |
| Type de requête | Mots-clés courts | Questions longues, style conversationnel |
| Modèle de mesure | Métriques web établies | Nouveaux indicateurs natifs à l’IA |
| Dépendance au trafic | Forte | Faible (performance possible sans trafic direct) |
| Canal de visibilité | SERP | Réponses générées par l’IA |
| Valeur stratégique | Acquisition et conversion | Notoriété, autorité, influence |
Pourquoi les deux sont indispensables
SEO et GEO ne s’opposent pas : ils se complètent. Le SEO construit les fondations sans lesquelles aucune visibilité n’est possible. Sans un site techniquement sain et un contenu indexable, même la meilleure stratégie GEO est vouée à l’échec.
Le GEO, lui, exploite ces fondations pour aller plus loin : il permet à votre contenu d’être non seulement trouvé, mais aussi sélectionné, cité, recommandé par des IA qui synthétisent des millions de sources pour fournir une réponse à un utilisateur.
La bonne manière de penser leur relation : le SEO vous rend visible, le GEO vous rend incontournable.
6. Comment optimiser concrètement pour le GEO {#comment}
Pour réussir en GEO, il faut comprendre un principe fondamental : les IA ne recherchent pas des mots-clés. Elles extraient des concepts, des sens, des informations factuelles qu’elles peuvent assembler pour répondre à une question complexe. Votre contenu doit donc être pensé non plus comme une page à classer, mais comme une source d’information à citer.
Les 5 piliers du contenu optimisé GEO
1. La fraîcheur du contenu
Les modèles génératifs accordent une importance significative à la date des contenus. Environ 60 % des articles cités dans les réponses IA ont moins de six mois. Cela ne signifie pas que vous devez publier constamment, mais que vous devez maintenir votre contenu à jour : actualiser les dates, intégrer les évolutions récentes de votre secteur, retirer les informations obsolètes.
Pour Custplace, cela se traduit concrètement par la mise à jour régulière des articles traitant de thématiques comme la gestion des avis clients, les obligations légales liées aux avis en ligne, ou les bonnes pratiques de réputation numérique.
2. La structure éditoriale claire
Un contenu bien structuré est un contenu extractible. Les IA analysent la hiérarchie des titres (H1, H2, H3) pour comprendre l’organisation d’une page et identifier les informations pertinentes pour chaque fragment de réponse.
Concrètement : utilisez des H2 qui répondent directement à des questions (ex. : « Comment répondre à un avis négatif ? »), des H3 pour développer les sous-parties, et évitez les blocs de texte non structurés.
3. Les éléments de synthèse
Les IA cherchent des blocs d’information autonomes et facilement extractibles. Deux formats sont particulièrement efficaces : en haut de page (un résumé de 3 à 5 lignes qui donne l’essentiel) et la FAQ en bas de page (qui répond aux questions les plus fréquemment posées sur le sujet traité).
Ces éléments de synthèse ne sont pas seulement utiles pour le GEO : ils améliorent aussi l’expérience utilisateur et l’AEO, ce qui en fait des investissements à triple bénéfice.
4. Les réponses directes et complètes
À la fin de chaque section importante, répondez directement à la question implicite du lecteur. Les IA favorisent les contenus qui donnent des réponses claires, non ambiguës, sans obliger le modèle à déduire ou à interpoler.
Formulation à privilégier : « En résumé, [réponse directe] » ou « La réponse est : [information factuelle] ». Ce type de construction facilite l’extraction par les modèles génératifs.
5. Le langage conversationnel
Puisque les requêtes IA sont formulées de façon naturelle et conversationnelle, votre contenu doit l’être aussi. Écrivez comme vous parleriez à un client en rendez-vous : expliquez, définissez, contextualisez. Évitez le jargon technique non expliqué, mais n’évitez pas la profondeur.
7. Construire l’autorité dans un monde génératif {#autorite}
En SEO classique, l’autorité se mesure principalement par les backlinks : combien de sites de qualité pointent vers le vôtre. En GEO, l’autorité est plus complexe et multidimensionnelle.
Les moteurs génératifs cherchent à identifier des sources fiables, cohérentes et expertes capables d’alimenter une réponse synthétique de qualité. Trois niveaux d’autorité sont à construire.
L’expertise vérifiable
Les IA cherchent des preuves de compétence. Cela passe par : des auteurs identifiés avec leurs qualifications, des données originales et des études propres à votre organisation, des sources citées et vérifiables dans vos contenus.
Un article signé par un expert identifié, qui s’appuie sur des données propriétaires et cite des études de référence, a beaucoup plus de chances d’être sélectionné comme source par une IA qu’un article anonyme sans références.
Dans le domaine des avis clients, la certification constitue un signal d’autorité fort. Un opérateur d’avis qui peut démontrer la conformité de ses processus à des référentiels reconnus — comme la norme AFNOR NF ISO 20488, qui définit les exigences pour la collecte, la modération et la publication d’avis en ligne — apporte un niveau de garantie que les IA peuvent identifier et valoriser. C’est précisément ce que représente la certification NF pour les avis clients : non pas un label commercial, mais un cadre de confiance objectivement vérifiable.
La pertinence conceptuelle
Il ne suffit pas d’être expert : il faut être cohérent. Les IA évaluent la densité sémantique d’un site — la richesse et la cohérence du champ lexical autour d’un sujet donné. Un site qui traite de façon approfondie et régulière d’un même domaine thématique sera perçu comme une référence sur ce domaine.
Cela implique de traiter les sujets sous plusieurs angles (définitions, enjeux, cas pratiques, données, réglementations), de relier logiquement les contenus entre eux par du maillage interne, et de maintenir une cohérence de positionnement dans le temps.
La profondeur pédagogique
Les moteurs génératifs ne cherchent pas seulement le « quoi » mais le « pourquoi » et le « comment ». Un contenu qui explique les mécanismes sous-jacents d’un phénomène, qui contextualise les informations, qui propose des définitions claires, sera privilégié par rapport à un contenu qui se contente d’affirmer.
Définir clairement ce qu’est un avis certifié, expliquer pourquoi la certification d’un processus de collecte d’avis est différente d’un simple affichage d’étoiles, contextualiser les enjeux réglementaires — ce type de contenu pédagogique est exactement ce que les IA recherchent pour construire leurs réponses.
8. Optimisation technique pour les moteurs IA {#technique}
Un point souvent sous-estimé : les IA lisent votre site différemment d’un humain. Elles analysent du code, du HTML structuré, du texte balisé. Ce que vous voyez dans votre navigateur n’est pas ce qu’une IA « voit » lorsqu’elle crawle votre page.
Accessibilité pour les crawlers IA
Les modèles de langage explorent le web via des crawlers (comme GPTBot pour OpenAI, ou Google-Extended pour Google). Pour être correctement lu et indexé par ces robots :
- Votre fichier
robots.txtdoit autoriser l’accès aux crawlers IA pertinents (ou du moins ne pas les bloquer si vous souhaitez être cité) - Votre sitemap XML doit être à jour et accessible
- Votre code HTML doit être propre et valide, sans erreurs qui bloqueraient l’analyse
- Le contenu ne doit pas être chargé exclusivement via JavaScript (ce qui le rendrait invisible aux crawlers)
Contenu extractible : structurer pour être compris
Les moteurs génératifs fonctionnent par extraction et synthèse. Ils identifient des blocs d’information pertinents et les assemblent pour construire une réponse. Pour faciliter ce processus :
Utilisez les balises sémantiques correctement : H1 pour le titre principal, H2 pour les grandes sections, H3 pour les sous-sections. Cette hiérarchie aide les IA à comprendre la structure logique de votre contenu.
Formatez les informations extractibles : les listes à puces, les tableaux comparatifs, les définitions encadrées sont des formats particulièrement bien compris par les IA. Ils permettent d’extraire une information précise sans avoir à la reformuler.
Créez des blocs autonomes : chaque section devrait pouvoir être comprise sans le contexte des sections précédentes. Répétez les informations clés si nécessaire plutôt que de faire référence à quelque chose mentionné « plus haut dans l’article ».
Un point important : contenu extractible ne signifie pas contenu simplifié. Les IA privilégient les contenus riches et bien organisés. La profondeur est un avantage, à condition d’être accompagnée d’une structure claire qui permet de naviguer dans cette profondeur.
Le cas particulier des pages GEO First
Une approche qui se développe chez les acteurs avancés en GEO est la conception de pages GEO First : des pages construites dès leur conception pour être optimales pour les moteurs génératifs, et non pas simplement adaptées après coup.
Une page GEO First inclut systématiquement un en haut, une FAQ en bas, des blocs d’information autonomes, des définitions claires des termes clés, des données chiffrées et sourcées, et une structure de titres qui répond à des questions explicites. Elle est également techniquement irréprochable : HTML valide, temps de chargement optimisé, accessibilité aux crawlers garantie.
Cette approche est particulièrement pertinente pour les pages piliers — ces pages qui traitent en profondeur d’un sujet central pour votre activité et qui ont vocation à devenir des références dans leur domaine.
9. Mesurer sa performance GEO : les bons indicateurs {#mesurer}
L’un des défis du GEO est la mesure. Les métriques SEO classiques (positions, trafic, CTR) ne suffisent pas à évaluer une performance GEO. Il faut adopter de nouveaux indicateurs.
A. Les citations et mentions IA
La distinction entre mention et citation est importante.
Une mention se produit quand une IA cite explicitement le nom de votre marque dans sa réponse. Exemple : « Parmi les solutions de gestion d’avis clients en France, Custplace est souvent mentionné pour sa certification NF. »
Une citation se produit quand une IA utilise l’un de vos contenus comme source pour formuler sa réponse, avec ou sans mentionner explicitement votre marque.
Les deux sont précieux, mais de façons différentes. Les mentions renforcent directement la notoriété de marque. Les citations renforcent l’autorité perçue comme source d’information.
B. La part de voix dans l’AI Search
La part de voix est l’indicateur stratégique central du GEO. Elle mesure la fréquence à laquelle votre marque ou vos contenus apparaissent dans les réponses IA sur un ensemble de requêtes représentatives de votre marché, rapportée à la fréquence d’apparition de vos concurrents.
Son calcul repose sur trois étapes : définir une liste de prompts représentatifs de votre secteur, analyser systématiquement les réponses générées par les principaux modèles IA, et calculer la répartition des mentions entre les différents acteurs du marché.
Cet indicateur permet de répondre à une question stratégique : dans quelle mesure les IA vous considèrent-elles comme une référence sur votre sujet par rapport à vos concurrents ?
C. L’alignement sémantique et conceptuel
Au-delà de savoir si vous êtes mentionné, il est crucial de savoir comment vous êtes perçu dans les réponses IA. L’alignement sémantique mesure la cohérence entre votre positionnement réel et la façon dont les IA vous décrivent.
Quelques questions à se poser : quand une IA parle de votre marque, quels concepts lui associe-t-elle ? Est-ce cohérent avec votre proposition de valeur réelle ? Vous associe-t-elle aux bons sujets de votre secteur ? La description qu’elle donne de vos produits ou services est-elle fidèle ?
Un mauvais alignement sémantique peut être plus problématique qu’une faible part de voix : être mentionné mais mal caractérisé peut créer de la confusion chez les prospects.
L’importance du suivi longitudinal
Le GEO n’est pas une optimisation ponctuelle : c’est un processus continu. Les modèles IA évoluent, leurs sources d’entraînement changent, les comportements de recherche se transforment. Une part de voix mesurée en janvier peut être très différente en juin.
Suivre ses indicateurs GEO dans le temps permet d’identifier les gains et pertes de visibilité, de mesurer l’impact réel des nouvelles publications, d’anticiper les évolutions de l’AI search et d’ajuster sa stratégie de contenu en conséquence.
Sans suivi longitudinal, il est impossible de distinguer ce qui fonctionne de ce qui ne fonctionne pas dans une stratégie GEO.
Conclusion : la visibilité de demain s’anticipe aujourd’hui
Le paysage de la recherche en ligne est en pleine recomposition. Le SEO reste le socle indispensable, sans lui, rien n’est possible. Mais il ne suffit plus à garantir une visibilité complète dans un monde où une part croissante des recherches passe par des interfaces conversationnelles alimentées par l’IA générative.
Le GEO n’est pas une mode : c’est une réponse structurelle à un changement structurel des comportements de recherche. Les marques qui comprennent et anticipent cette évolution aujourd’hui se donnent une longueur d’avance durable sur celles qui attendront que le changement soit évident pour commencer à s’y adapter.
Les fondamentaux restent les mêmes : créer du contenu de qualité, démontrer son expertise, structurer son information, maintenir la confiance de son audience. Ce qui change, c’est le canal sur lequel ces qualités doivent s’exprimer et la façon dont elles sont mesurées.
10. FAQ — Vos questions sur le SEO et le GEO {#faq}
Le GEO va-t-il remplacer le SEO ? Non. Le SEO reste indispensable car il conditionne l’indexabilité de votre contenu — y compris par les IA. Le GEO est une couche supplémentaire, complémentaire, qui exploite les fondations SEO pour aller plus loin dans la visibilité.
Quels sont les outils IA qui comptent le plus en GEO ? En 2025, les principaux moteurs génératifs à considérer sont ChatGPT (OpenAI), Gemini (Google), Claude (Anthropic), Perplexity et les AI Overviews de Google Search. Chacun a ses propres mécanismes de sélection des sources, ce qui implique de ne pas concentrer ses efforts sur un seul.
Mon site doit-il autoriser les crawlers IA dans son robots.txt ? C’est un choix stratégique. Bloquer les crawlers IA vous exclut des réponses génératives. Les autoriser vous expose à ce que votre contenu soit utilisé sans nécessairement générer de trafic direct. La plupart des acteurs qui investissent en GEO choisissent d’autoriser les crawlers des principaux modèles.
Combien de temps faut-il pour voir des résultats en GEO ? Comme en SEO, le GEO demande de la patience. Les premières améliorations de part de voix peuvent s’observer en 2 à 4 mois pour des contenus bien optimisés sur des sujets de niche. Sur des marchés très concurrentiels, le délai est plus long.
Les avis clients certifiés ont-ils un impact sur le GEO ? Oui, indirectement mais significativement. Les avis certifiés par un référentiel reconnu (comme la norme NF ISO 20488) constituent un signal de confiance fort que les IA peuvent identifier. Un opérateur d’avis certifié démontre une rigueur processuelle — collecte vérifiée, modération transparente, publication non biaisée — qui renforce l’autorité perçue de sa plateforme aux yeux des modèles génératifs. C’est une différence structurelle par rapport à un simple affichage d’étoiles non certifié.
Faut-il créer du contenu différent pour le SEO et le GEO ? Non nécessairement. Un même contenu peut être optimisé pour les deux, à condition de respecter les piliers du GEO (fraîcheur, structure claire, éléments de synthèse, réponses directes, langage conversationnel) tout en maintenant les bonnes pratiques SEO (mots-clés pertinents, maillage interne, méta-données). L’approche « pages GEO First » permet de combiner les deux dès la conception.
Cet article est publié par l’équipe éditoriale de Custplace, plateforme française de gestion des avis clients certifiée NF ISO 20488. Custplace accompagne les marques dans leur stratégie de réputation numérique et de visibilité dans l’AI Search.